Accueil > Toute l'actualité > Actualités > Questions à Catherine FLOHIC (L'Huître en questions) - Fermes aquacoles
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Commentaires

rectifications sur les huîtres

Il semble que les seules compétences de Mme Flohic en ostréiculture soient d'aimer les huîtres et d'être bretonne! C'est peut-être un peu faible, tout son discours étant un amalgame d'idéologie, de contre-vérités, d'approximations et d'incohérences, notamment sur la biodiversité!
Les seules huîtres traditionnelles françaises sont les huîtres plates (très peu élevées, en tonnage). Les huîtres creuses sont arrivées dans les années 70 par avions cargos, c'est une espèce exotique et effectivement invasive, qu'il serait aujourd'hui interdit d'élever en mer ouverte sans stérilisation préalable (préconisations FAO). Ce sont les animaux exotiques fertiles qui constituent un véritable danger pour la biodiversité.
La plupart des plantes alimentaires et des poissons de salmoniculture sont polyploïdes, sans étiquetage: doit-on faire une exception juste pour les Huîtres?
Les huîtres "naturelles" sont très majoritairement captées dans les bassins au sud de la Loire et les ostréiculteurs "traditionnels"( 1% à peine de la profession) se fournissent en naissains dans ces bassins: s'ils sont bretons, leurs naissains viennent donc par camion, sans aucune indication sur le lieu de naissance; les seules huîtres à la traçabilité absolue sont celles d'écloserie ( nom du fournisseur, n° du lot, date de ponte et généalogie); ce sont les seules aussi à être fournies avec des analyses de pathogènes et vendues seulement si elles sont indemnes. Quid des huîtres "naturelles? Aucun contrôle!
Mme Flohic semble penser que seuls les OT soient des artisans...et que les autres (99%) se tournent les pouces! Visiblement, elle n'a jamais fait une marée ou viré des poches...Elle semble également regretter la bonne qualité des triploïdes tout au long de l'année, et qu'elles soient plus rapides à devenir consommables , plus rentables et moins fatigantes à produire que les huîtres que les "naturelles": ça laisse pantois! Doit-on remettre à l'honneur le servage,ou favoriser la main d'oeuvre détachée ( servage moderne), pour que Mme Flohic puisse continuer à consommer de huîtres à un coût raisonnable???
Contrairement à ses dires, il y a un grand nombre de publications, rapport (Chevassus, par exemple) prouvant la totale innocuité des triploïdes; où est la déviance les scientifiques? Avec ce genre d'arguments, Pasteur n'aurait pas inventé un seul vaccin!
Quant à la dissémination de gamètes tétraploïdes dans le milieu, les échappements sont parfaitement maîtrisés par les écloseries; rappelons, de plus, que la production totale annuelle de tétraploïdes par Ifremer avoisine à peine les 10 Kgs, alors qu'il y a environ 100 000 tonnes d'huîtres diploïdes dans le milieu; même en cas d'un très improbable échappement massif de tétraploïdes (dont les spermatozoïdes sont assez peu efficaces, nageant beaucoup moins vite que les autres), les risques de stérilisation des huîtres "naturelles" ne sont pas infimes, ils sont nuls, alors même qu'ils seraient peut-être souhaitables ( voir FAO)
Mme Flohic devrait lire quelques cours de biologie, de génétique et d'écologie marine, se renseigner sur les réelles pratiques de la profession...avant de s'exprimer!
Quant au problème de transfert d'huîtres de bassin à bassin, de pays à pays, cette pratique est ancienne et les risques épidémiologiques, réels, de ces transferts sont essentiellement liés aux huîtres nées en mer (des études ont montré qu'elles sont presque toutes porteuses du virus OsHV1) et dont l'état zoo-sanitaire n'est jamais vérifié!
Beaucoup de bruit pour rien, ...et de la désinformation!
Jean-Yves LE GOFF

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